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À Chiang Mail

 

 

Très jeune, Jean-Michel est parti au Japon étudier la calligraphie. Fasciné par la peinture Bouddhiste Zen, il se choisit un maître, un peintre du 17 ème siècle : Chu ta or Zhu da (ou Pa-ta-shan-jen ou encore Bada Shanren).

Ce peintre itinérant était connu pour une excentricité à la mesure de son extrème sensibilité. 

 

 

 

Mâh T'u

Le Chat Parfait

 

 

Peinture et écriture se mariaient bien souvent dans ses œuvres. Les amateurs de Mâh T'u Le Chat Parfait reconnaitrons les illustrations qui suivent.

 

Le Vrai Classique du Chat Parfait, vol. 1, vol. 2, éditions L'Archange Minotaure.

 

 

 

La Mouche

et les insectes

 

 

Une mouche impertinente se ballade dans nombre de ses publications.

Elle est venue se poser sur certaines pages de garde, parmi le semi de l'éditeur.

 

 

Torchon indispensable, pour chasser les mouches !

 

 

Qui n'a chanté Méléagre, en été au son de la dite bestiole ?

Chantons !

 

Cigale soûle de rosé, crissante au désert

en plein chant des champs ; haut perchée

dans les feuilles, de tes pattes en dents de scie,

négresse brûlée de soleil, tu tires un air de lyre.

Allez, du nouveau l'amie, pour les Nymphes des arbres !

chante fort, que ton antistrophe fasse pendant à Pan :

cependant qu'échappant aux catastrophes de l'Amour

en plein milieu du jour, je pique un somme ici,

à l'ombre du paltane.

 

Traduit du grec par Dominique Buisset

 

Histoire de Billy, la mante religieuse.

 

 

Fig. 1 Billy en Italie

 

 

Fig. 2 et 3. Message reçu : " Billy the Khmer Manta visiting me. " 

 

 

Fig. 1 Billy en Italie

Un été, nous avions loué une maisonnette en pleine campagne, en Italie. Qu'elle ne fut notre joie, lorsque nous avons rencontré une mante religieuse, insecte que nous adorions l'un et l'autre pour sa grâce ! J'avais écouté une émission sur France Culture qui expliquait que cet animal était surprenant et astucieux et qu'on pouvait très facilement l'apprivoiser. Je raconte cela à Jean-Michel, qui rigole. Mais dans le fond, il a convenu que nous n'avions rien à perdre en tentant le coup. 

En effet, maître Cornu de Lenclos s'est mis illico à l'ouvrage, avec mon fidèle soutien.

Nous avons baptisé notre mante Billy. Ne me demandez pas pourquoi, je n'en ai pas la moindre idée, mais nous étions ravis.

Nous avons installé Billy dans un gros bouquet de feuillage d'olivier dans la chambre, devant la fenêtre.

Donc : lumière. Lui parler le plus souvent possible et l'appeler par son prénom. Indispensable, car lorsque nous approchions du bouquet vert, la mante, verte aussi, était impossible à distinguer.

Nous avons très vite remarqué qu'à l'appel de son nom, elle émettait le crissement de ses ailes, puis se montrait. Et là, Jean-Michel lui donnait à manger des mouches.

Le dernier jour des vacances, nous avions décidé de remettre Billy en liberté. Il est à noter qu'elle n'a jamais cherché à s'enfuir, ce qui lui aurait été très facile. 

Nous ne l'avons pas retrouvée.

 

Fig. 2 et 3. Billy à Sihanoukville. Cambodge

En 2013 puis en 2014, Jean-Michel a reçu la visite de Billy, en pleine forme. Au début il me parle d'un copain de Billy, puis de Billy the Khmer Manta, superbe hommage à notre chère compagne de vacances.

 

 

 

 

La cuisine de maître Keu

Et plus…

Les grenades de Jean-Michel, peintes en 1993, illustrent

l'ouvrage d'une écrivaine léttone, Inga Abele